Pour le plaisir des yeux...

Pour le plaisir des yeux...

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 12:46

Pour le plaisir des papilles...

Pour le plaisir des papilles...
Pour 6 personnes

Ingrédients
10 g de
beurre
1 pâ
te brisée
200
g de Brie
3
oeufs
45 cL
de crème
4/
5 brins de ciboulette
Bou
quet de persil
Quelques
pluches de romarin
Poivre

5 cL de cid
re


Préchau
ffer le four (therm 6) 18



Mettre
la pâte dans le plat à tarte, piquer le fond avec une fourchette.
Marque
r bien les bords de la pâte dans le moule.
Coup
er le papier sulfurisé qui dépasse.

Tr
ier, laver les herbes aromatiques.

P
renons le brie...
Couper
en petits rectangles.
Di
sposer les morceaux de brie dans le fond de tarte mais réserver une partie pour le mettre à mi-cuisson.

Mélan
ger dans un saladier les oeufs, la crème, la ciboulette, le persil et le romarin, le poivre, le cidre.
Verser
la préparation dans le plat à tarte.

Enfourner
pendant 30 minutes dans un four chaud.

Au bout de
s 30 minutes...
Placer le
brie mis de côté sur la tarte et enfourner pendant 15 à 20 minutes en vérifiant la cuisson avec une lame de couteau : elle doit ressortir sèche.


Recette pou
r une entrée avec une salade ou pour un repas du soir.
Vous
pouvez la réchauffer quelques secondes au micro-ondes.
Elle peut aussi se manger froide pour une sortie à la campagne !


Bon appétit!

# Posté le mardi 31 juillet 2007 12:05

Modifié le vendredi 03 août 2007 13:04

Dicton briard du mois

Dicton briard du mois
Août sec, gros nuages en l'air,
C'est de la neige pour l'hiver...
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# Posté le vendredi 03 août 2007 10:53

Modifié le dimanche 20 avril 2008 17:55

La vigne à Coulommes

La vigne à Coulommes
"Le labourage et le patûrage sont les deux mamelles qui nourrissent la France..." Le duc de Sully, ministre d'Henry IV aurait pû ajouter que la France s'abrevait à une troisième mamelle: la vigne. C'était particulièrement vrai à cette époque pour la Brie: blé, fromage et vin constituaient l'essentiel de la production agricole, dont une grande partie servait à approvisionner la population des villes (Meaux, Paris).

Aujourd'hui, certains pourraient s'étonner de lire que la Brie a été aussi une région viticole. Et pourtant, il y a environ 150 ans, la viticulture représentait encore une part importante de la production agricole locale, et occupait beaucoup de monde, à Coulommes comme dans le reste de la Brie, et depuis fort longtemps.

On sait que des vignes ont été plantées aux alentours de Paris à partir du IIIème siècle. Ce sont souvent des institutions religieuses qui créèrent les premiers vignobles.
A Coulommes même, une des première mention écrite du village, vers 1172, évoque une vigne appartenant pour moitier aux Templiers, au lieu dit " Saint Pierre". [...]

Bien sûr, les autorités ou institutions religieuses n'avaient pas le monopole de la viticulture. En 1721, la seigneurie de Coulommes comprenait entre autres choses, un pressoir banal, c'est-à-dire appartenant au seigneur, et que ses sujets avaient obligation d'utiliser contre redevance. Ce seul fait montre l'importance de la vigne à cette époque: le pressoir était un équipement important, complexe et coûteux, et pour que le seigneur du lieu ait financé un tel investissement, il fallait qu'il ait eu l'assurance que les taxes payées par les vignerons lui laisseraient un bénéfice conséquent. En 1784, Coulommes comptait près de 55 arpents de vignes, c'est-à-dire plus de 23 hectares.

Si une partie du vin était réservé à l'usage des propriétaires (seigneur ou établissement religieux), ceux-ci n'en consommaient pas la totalité. Le vigneron lui-même, du Moyen-Age à la Révolution, n'en consommait qu'en de rares occasions: parmi le "peuple", seuls les habitants des villes buvaient régulièrement du vin. Vigneron, mais aussi seigneurs et eucclésiastiques écoulaient leur surplus de production auprès de la population des villes: Crécy, Meaux et jusqu'à Paris.


~Coulommes et autres lieux voisins- n°5, mai 2001~

# Posté le vendredi 03 août 2007 12:47

Modifié le vendredi 03 août 2007 12:57

Un p'tit mot de chez nous...

Un p'tit mot de chez nous...
On ne peut pas considérer le patois comme une langue à part entière mais plutôt comme une déformation languistique. En effet, nos anciens parlaient comme cela leur venait, c'était un langage de tous les jours, celui que pratiquaient leurs parents et avant eux leurs grands-parents. Ils se faisaient parfaitement comprendre par les gens de la région.


Ce qui suit est un petit dialogue en patois briard que nous avons imaginé.


Deux cultivateurs de la région se croisent dans Coulommes et «babènent » entre deux coups de pédales ...

« - I toi, dis-moi tout!
- Quoi qu'c'est qu'tu veux?
- A c'soère j'fais mon chien de moisson é ça va po êt' gai! Y'aura que trois-quat' gars et avec toute cette fanasse, ils ont po intérêt à claquer du bec!
- Quédon! Pourquoi tu t'égrailles?! T'i as des latteux et peu de mouillières!
- Ah, maladie! Quoi qu'tu m'dis là! J'ai fait une bonne semaille mais avec toutes ces châblées, on peut po dire que la moisson est bonne!
- Moi aussi j'ai été toqué par le malheur! La batteuse qui nous a lâchés, on a eu plus d'ouvrage! Et pi, on a eu tout plein de patouille avec ces nués et la puie, on est tous hodés!
- Y'a des bleusettes au loin, j'compte qu'il va pleuvoère!
- Dis plutôt que c'est les femmes qui vont encore heurler à la maison si on restent à lancer des lardons contre ce temps de chien! »



On vous laisse le loisir de faire une traduction. Voici un petit lexique pour y voir plus clair!
N'hésitez pas à nous demander plus de lexique si besoin.

Chien de moisson = repas de fin de moisson
Fanasse = mauvais foin
Egrailler = geindre
Lateux= terre de bonne qualité
Mouillière = endroit humide des champs
Châblée = grosse averse (mais courte)
Toquer = frapper
Patouille = de la boue
Nué = orage
Pui = la pluie
Hodé = fatigué
Bleusette = gros nuage noir
Heurler = râler
Lancer des lardons = médire contre

# Posté le mercredi 08 août 2007 12:43

Modifié le mercredi 08 août 2007 12:53